Tag Archives: Craon

Réinsertion : quelles solutions ?

17 Jan

Dans le cadre de l’ap, les élèves travaillent sur la presse et créent des articles sur des sujets qui les intéressent. voici l’article de Florent Renard, Léonard Heurtebize, Charles Augereau sur l’ERS de Craon.

L’été dernier selon la volonté de Nicolas Sarkozy, une dizaine d’ERS (Établissement de Réinsertion Scolaire) ont été créées. Parmi ces ERS, le collège public VOLNEY de Craon, le seul ERS des Pays de la Loire, a accueilli, le lundi 5 novembre 2010 vers midi, 14 adolescents de la SEINE-SAINT-DENIS (banlieue parisienne). Cela fut une première en France, le Président de la République a voulu cela, pour réinsérer des élèves en échec scolaire.

Hélas, dès le lendemain de leur arrivé en Mayenne, 5 de ces 14 adolescents ont été renvoyés chez eux, pour avoir commis des actes de violence. Les élèves parisiens ne se connaissaient pas mais ils auraient récréé un phénomène de bande.

Selon les encadrants de l’ERS ils n’aurait pas du être en contact avec les collégiens Mayennais, de plus les parisiens n’étaient accompagnés d’aucun encadrant puisqu’ils auraient échappé à la surveillance de l’équipe éducative spécialement rattachée à l’ERS.

 

Points de vue

 

Le coordinateur de l’ERS, David Guiot, dénonce la difficulté avec lesquelles les Parisiens ont été confrontés : Leur arrivée se serait déroulée sous les injures (par exemple : « sales nègres ») et les provocations, ce qui aurait provoqué les actes de violence.

 

Elisabeth Poisson, une enseignante du collège Volney, est la première à être intervenue. Pour elle il n’y a pas eu d’injures (elle n’a rien entendu) et penche plutôt pour la thèse de la « distribution de claques gratuites » .

 

Le mercredi 10 novembre, les enseignants ont été soutenus par les parents qui ont exercé avec eux, leur droit de retrait. Ils souhaitaient étendre une étanchéité complète de l’ERS, ils voulaient qu’il n’y ait aucun contact entre les jeunes de l’ERS et les jeunes Mayennais . Dans un premier temps les enseignants ont demandé à ce que l’on déplace l’ERS hors de l’établissement (vers La Rincerie) mais « cela n’est pas possible » a dit Paul Chaineau (le maire de Craon) «  On a des contrats avec des groupes qu’on reçoit ».

 

A Craon les parents maintiennent la pression

 

Les parents d’élèves du collège Volney ont maintenu la pression le mardi 16 novembre. Ce jour-là seulement 50 élèves sur les 350 du collège étaient présents jusqu’à leur renvoi chez eux. Ce même jour à 19h, 150 parents se sont réunis devant la mairie pour organiser l’opération « collège mort » qui demande l’instauration de conditions d’installation de l’ERS qui ne passeront pas. Sur les 9 élèves restants, 2 d’entre eux sont revenus en Seine-Saint-Denis dont un à cause de maladie et l’autre à cause d’un problème de famille. D’après l’Inspection Académique de Mayenne tout à l’air de bien se passer avec ceux qui restent.

 

Le jeudi 18 novembre, les enseignants du collège Volney ont repris le travail, soit neuf jours après les violences qui ont opposé les élèves locaux aux élèves en réinsertion. De plus, d’autres incidents sont survenus dans les autres villes accueillant des élèves en réinsertion.

 

Des réponses aux défis des élèves perturbateurs

 

Des remédiations ont été proposées pour répondre aux élèves perturbateurs. Des sanctions seront désormais distribuées aux élèves empêchant le bon déroulement des cours.

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La réinsertion scolaire, un problème ou une solution ?

11 Jan

Dans le cadre de l’ap, les élèves travaillent sur la presse et créent des articles sur des sujets qui les intéressent. voici l’article de Quentin Maugeais, Valentin Joncheray et François Robert sur l’affaire de Craon.

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La réinsertion des élèves en difficulté scolaire dans des établissements spécialisés comme à Portbail (Manche), à Saint-Dalmas-de-Tours (Alpes Maritimes) ou encore au collège Volney de Craon, provoque de sérieuses altercations entre d’un côté les parents et professeurs et de l’autre, différentes personnalités politiques représentant le gouvernement.

Les problèmes scolaires des élèves de banlieue parisienne ont incité l’État à créer des établissements de réinsertion scolaire (ERS) basés dans différentes villes de province. Dès le début de ce projet, des parents et des professeurs manifestèrent leur opposition à ce projet car ils doutaient de la viabilité de cette expérience et la disaient vouée à l’échec, notamment à cause du manque de personnel éducatif ainsi que d’informations données aux parents. En effet, ceux-ci n’ont été prévenus qu’à la rentrée scolaire, c’est-à-dire un mois avant l’arrivée des élèves en échec scolaire.

Finalement, ces différentes personnes n’avaient pas tout à fait tort car, dès l’arrivée des jeunes dans leurs nouveaux établissements, des problèmes surviennent. Les avis divergent sur leurs origines. Naturellement, les différentes versions sont complètement contradictoires. La première remet en cause les élèves parisiens qui ont par exemple, dégradé les locaux dans lesquels ils étaient accueillis puis s’échappant de ces bâtiments, ils seraient allés provoquer les collégiens, pour le cas de la ville de Craon. Bien entendu, pour ce même cas, la deuxième version est inverse : ce seraient les élèves craonnais qui auraient incité les élèves parisiens à se battre.

Cet évènement a entraîné l’exclusion de cinq élèves d’ERS, la colère des parents et celle des professeurs qui ont fait valoir leur droit de retrait durant trois jours. De plus, actuellement, il ne reste que cinq élèves, suite à une trop grande médiatisation télévisée du problème qui prend ainsi une ampleur plus importante que ce que la vérité exigerait.

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